
BIOGRAPHIE
Biographie d'Erika Cool

Le travail d’Erika Cool explore la puissance et la persistance de l’image iconique dans la culture contemporaine.
Ses portraits, immédiatement reconnaissables, convoquent des figures issues du cinéma, de la musique ou de l’imaginaire collectif, sans jamais se réduire à la simple citation.
Chez Cool, l’icône n’est pas reproduite :
Elle est réactivée, traversée par une attention sensible et une empathie qui semblent refléter l’artiste elle-même, discrète icône à son tour, projetée dans chaque visage.
La frontalité des regards, la précision des contours et la saturation chromatique instaurent une tension subtile entre familiarité et distanciation.
Le spectateur croit reconnaître, mais quelque chose résiste, un éclat dans le regard, un décalage de couleur, une vibration singulière, celle de l’artiste. L’image devient à la fois surface picturale et espace de projection, comme si le punctum de Roland Barthes se déployait dans la couleur et la matière, frappant le spectateur d’un sentiment à la fois intime et universel.
Les références au Pop Art sont évidentes : couleurs franches, composition frontale, monumentalité de la figure. Mais Erika Cool détourne ces codes, loin de souligner la surconsommation ou la massification de l’image, elle les met au service d’une approche affective.
Là où le Pop Art historicisait l’image comme produit culturel, Erika la traite comme mémoire personnelle, faisant émerger l’intime derrière l’icône.
Les couleurs métallisées, les jeux de lumière et les superpositions techniques créent une texture riche et vibrante, contrastant avec la netteté presque photographique des visages, et donnant à l’ensemble une sensation à la fois de planéité et de profondeur.
Il ne s’agit ni d’hommage nostalgique ni de critique ironique, ses œuvres ouvrent un espace intermédiaire où l’image populaire se déploie, isolée et réinventée, invitant le spectateur à la redécouvrir.
Je dessinais déjà sur les bancs de l’école …
Lorsque maman me demandais qu’elle métier je voulais faire : je répondais : ARTISTE !
Et maman me répondait toujours qu’artiste n’était pas un métier !!
Je suis quand même devenue styliste car pour maman qui était simple couturière, ça c’était un métier.
Par la suite, je suis devenue modèle photo, comédienne et je peignais ou dessinais toujours, offrant mes œuvres à ceux qui les aimaient. Maman avait bien dit que ce n’était pas un métier, je ne me sentais donc pas légitime.
Au fil des années, je peignais parfois sur des sujets sensibles tels que l'attaque du Bataclan ou, par prémonition, le virus du covid, et aussi sous l'effet de la colère ou de la moquerie.
Tout cela, souvent avec une connotation de dérision sexuelle, surement le reliquat de ma courte carrière dans l’érotisme.
Mes mentors étaient sans hésitation Felix Labisse et Alain Aslan (pour lequel j’ai posé en 1978) .
En 2022, en hommage à mon amie Brigitte Lahaie, j’ai créé pour son anniversaire le premier autoportrait de l'actrice.
Suite à cette expérience, à la demande de l’éditeur de Brigitte Lahaie, j’ai entrepris une série complète à son image, que j’ai exposée à Paris en mai 2024 lors du lancement de son dernier livre : Lahaie par Brigitte.
Depuis je ne me suis plus arrêtée en créant mon style POP-réaliste glamour.
Mon approche narrative et le clin d'œil culturel renforce ce style.
Hugo Tanghe (artiste et galeriste) la décrit comme : mêlant réalisme et éclat pop, Erika Cool explore la lumière des émotions à travers des visages iconiques et expressifs. Inspirée par la culture contemporaine, la mode et la musique, elle crée un pont entre le glamour intemporel et la modernité visuelle.
« J’aime peindre la lumière intérieure des femmes, cette intensité qu’on ne voit pas toujours mais qu’on ressent. »

